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07/10/2010

Domaine Gérard Gauby

Gauby-Muntada.jpgDomaine Gérard Gauby, AOC côtes du Roussillon Village

« Depuis ses débuts au milieu des années 1980, Gérard Gauby, vigneron d'une haute exigence poursuit, aidé de son fils Lionel et de son épouse Ghislaine, sa quête permanente du grand vin à l'équilibre parfait. Il a connu plusieurs périodes de remise en question qui, progressivement, l'ont porté vers un style de vins rouges et blancs tendus, sveltes et incroyablement digestes, qui enchante par leur fraîcheur et lui valent de nombreux admirateurs. Jamais exempte de prise de risques, cette recherche de dépouillement révèle la quintessence du terroir varié de Calce, composé notamment d'étonnantes marnes noires sur lesquelles sont plantées les syrahs de La Muntada. Par un travail sans relâche des sols et de la vigne, les maturités phénoliques arrivent plus rapidement, permettant des degrés alcooliques souvent très modérés. Ces vins blancs et rouges demandent au moins trois ou quatre ans de bouteille avant de s'ouvrir sagement, mais 10 à 15 ans n'effraient pas les grandes cuvées - et tout se présente au mieux après un long passage en carafe. La troisième étoile décernée l'année dernière récompense le parcours exemplaire d'une famille qui a su ouvrir de nouvelles voies et réinventer la viticulture du Sud.
Les vins : sur le modèle bourguignon, les vins comportent trois niveaux. L'équivalent des appellations Villages réside dans la cuvée Calcinaires, dont le blanc 2009, expressif et mûr, a su conserver du tonus et de la vitalité dans un millésime compliqué. Très parfumée, la version Calcinaires rouge emportera tous les suffrages par son attaque si gourmande, son fruit revigorant et soyeux qui possède l'évidence propre aux meilleurs vins désaltérants. Au niveau des Premiers crus, le blanc Vieilles Vignes va très loin en 2008 dans la finesse aromatique (poudre de riz, zeste d'agrumes, fenouil, etc.) et la transparence de saveurs, dans une forme épurée qui va à l'essentiel et ferait presque oublier la formidable vigueur et intensité du vin. Tout aussi impressionnant dans sa persistance mais souvent moins expressif dans sa prime jeunesse, le Vieilles Vignes rouge s'illustre par sa tension et sa droiture de sève, appuyés sur des tanins d'une extrême finesse. Les "Grands crus" sont trois cette année, avec une grande nouveauté au domaine, La Roque : il s'agit d'un pur grenache à la bouche tout en dentelle, très marqué par le poivre noir, dont la très savoureuse finale offre une résonance hors du commun. La Muntada 2008 enthousiasmera le dégustateur le plus blasé par son étourdissante complexité aromatique, dans un profil dynamique et sans aspérité, encore supérieur à celui des millésimes précédents : un souffle, une fraîcheur, une harmonie dignes des plus grands vins de France. Enfin, le fabuleux Coume Gineste en blanc surprendra en vin jeune par sa vigueur saline et sa tension cristalline, mais son caractère scintillant ne laisse aucun doute sur sa grandeur. Seuls dix ans de vieillissement l'accompliront pleinement. »

Les Meilleurs Vins de France 2011 - RVF

Domaine Gauby Les Calcinaires Blanc Vin de Pays des Côtes Catalanes

Gauby-Calcinaires-Blanc.jpgDomaine Gauby Les Calcinaires Blanc Vin de Pays des Côtes Catalanes

Note : RVF 15/20
« sur le modèle bourguignon, les vins comportent trois niveaux. L'équivalent des appellations Villages réside dans la cuvée Calcinaires, dont le blanc 2009, expressif et mûr, a su conserver du tonus et de la vitalité dans un millésime compliqué. » (Les Meilleurs Vins de France 2011 - RVF)

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Domaine Gauby Les Calcinaires Rouge AOC Côtes du Roussillon Villages

Gauby-Calcinaires-Rouge.jpgDomaine Gauby Les Calcinaires Rouge 2009 AOC Côtes du Roussillon Villages

Notes : RVF 16/20
« Très parfumée, la version rouge emportera tous les suffrages par son attaque si gourmande, son fruit revigorant et soyeux qui possède l'évidence propre aux meilleurs vins désaltérants. » (Les Meilleurs Vins de France 2011 - RVF). Assemblage à grande proportion de Syrah (50%), ce grand classique du domaine charme toujours avec un fruit intense et une belle matière. incontournable !

Détails du produit...

28/07/2010

Les Vignerons du Roussillon

Riberach-Hypothese.pngEric Monné, Clot de l'Oum, Roussillon

La Mer

Quand j’étais gamin à Perpignan, tous ceux qui n’étaient pas Catalans étaient appelés « Gavatch » (prononcer Gabatch ). En gros, tous ceux qui avaient eu le « malheur » de ne pas naître dans l’ancienne Catalogne des Rois de Majorque. Un jour j’ai lu dans « le vin bourru » de Jean Claude Carrière que du fin fond de son village des Cévennes, étaient appelés « Gavatch », ceux qui venaient d’au-delà des montagnes, du Massif Central. Des genres de sauvages, semi nomades, vivant à demi nu, bourrus et peut être bourrés, ne se déplaçant que pour venir s’empiffrer des richesses des « non Gavatch ». Depuis ce jour, je me suis dit que nous étions toujours le « Gavatch » de quelqu’un d’autre qui lui-même devait bien être le « Gavatch » de quelqu’un. Et qu’il n’y avait vraiment aucune raison de se sentir supérieur ou meilleur pour être né quelque part

Toujours est-il que c’est à Belesta de la Frontière (L’ancienne frontière du Royaume de Majorque avec le reste) que nous avons décidé de faire notre vin. Non pas pour une quelconque raison identitaire ou géologique (du moins ne le savions nous pas à l’époque) mais pour des raisons d’émotion esthétique. Nous nous disions que faire du vin étant une affaire d’inspiration, les paysages de cette partie des Pyrénées seraient à même de nous fournir la petite étincelle, le petit grain de folie, la volupté qu’il faut pour entreprendre un tel projet.

Quelques années ont passé et je me demande aujourd’hui quel est le rapport entre les paysages exceptionnels du Roussillon, notre goût pour la nourriture issue de produits naturels, la Méditerranée et les terroirs du Fenouillèdes (zone correspondant à l’AOC Côtes du Roussillon Villages). Ça paraît tangentiel mais bon, puisque Jérôme m’a demandé d’écrire un truc dans « carte blanche de LPV », accrochez vous aux sarments, on est parti.

Un plat de betteraves crues, râpées, des carottes, du fenouil, du sel, de l’huile d’olive, des olives noires, de la Feta. Des produits bio. Du poisson cuit au four sous un filet d’huile d’olive, du riz blanc cuit à la Japonaise. Ce repas, ultrasimple, résume à lui seul une bonne partie de notre envie de faire un vin qui lui ressemble. Un vin sans artifice. Issu d’un terroir naturel. Travaillé naturellement et pourquoi pas, dans un site exceptionnellement beau.

Simple et sincère parce que dépouillé du superflu. Cela va du produit final, en passant par l’élevage, absence de bois neuf, d’acidification, de filtration plus que nécessaire, d’ajouts en tout genres, invasifs, n’apportant rien à la lecture d’un terroir grand déjà par lui-même.

Un pot de thym acheté dans une jardinerie aux Pays Bas. Je repense au thym qui borde nos parcelles sur les granits de Belesta. Subtil, fin, minéral. Et l’image du terroir rejaillit. Cette pureté ne peut exister qu’en se concentrant sur l’essentiel, l’indispensable. Dans ce cas, un sol, pauvre, acide, mince, ascétique. Un peu d’eau et de soleil. Ne peut-on pas voir dans la recherche de cette épure qui nous ramène au plus complexe et qualitatif des parfums, la même quête dans le vin ?

En bordure de ce petit morceau de garrigue ou de maquis il y a le paysage. Quoi de plus inutile et en même temps indispensable au terroir que ces paysages rudes et rugueux du Roussillon. Dans le train qui me ramène de Toulouse où étudiant, je terminais mon stage de fin d’études, nous traversons les étangs au sud de Narbonne. Comme dans un film de Miyazaki, le train court sur une mince bande de sable rectiligne, entourée d’eau salée. C’est à c’est endroit que Trenet à parait-il imaginé sa chanson « la mer ». La nuit va bientôt tomber et l’on aperçoit dans l’étang le reflet du Canigou enneigé. Le ciel, tailladé de traînées rouges et de minces filets de nuages zigzagant, me rappelle que la Tramontane a soufflé fort ces derniers jours. Sous mes pas je ressens le craquement familier des débris de coquillages que nous ramassions, enfants, sur les rivages de l’île de la tortue.

A condition de se tenir aussi éloigné que possible des chauvinismes les plus abrutis, ces paysages sont aussi source d’inspirations. En tous cas pour ceux qui le désirent. Car ils n’appartiennent à personne. Un vent chaud, sec comme la pierre, au détour d’un chemin. Une branche de thym ancienne. Une feuille de figuier naissante et craquante. Un piquet d’acacias. Un bosquet de ronces. De roseaux ou de joncs signalant la présence d’eau. Une mure, une arbouse, une figue fleur, un cerisier, le reflet argenté d’un olivier. Un paysage minéral et parfumé. Où la vue porte loin. Un sentiment de commencement du monde, d’univers en mouvement, ralenti par l’immensité. Peut être ce que l’on ressent dans le désert. Comment ne pas avoir envie d’y faire du vin. De le choyer sans l’abuser. Puisque l’énergie est là. Cette énergie que l’on retrouve aussi dans le vin de ces terroirs de granit, de Gneiss, de Schistes, de ces Grenaches, ces Carignans centenaires.

Bien sur, il n’y a pas encore (ou presque) de tradition de grands vins et l’ambition d’en faire est récente. Le travail en bio y est peut être un peu plus « facile » qu’ailleurs _encore le sec_ mais les rendements sont alors si faibles _toujours le sec_ qu’il est difficile d’y produire à bon marché. L’absence de notoriété est un handicap sérieux pour la commercialisation et j’envie parfois les collègues vignerons d’appellation plus connues qui semblent moins courir après la reconnaissance.

Pourtant ce terroir est exceptionnel. Complexe, fin, puissant, frais, minéral, subtil et varié. Est-ce réellement une surprise ? La Méditerranée est l’un des biotopes les plus riches en biodiversité. Biodiversité complexité, complexité biodiversité. Cette mer est la médiane, la mer du milieu des terres. Du milieu et peut être de l’équilibre. Equilibre de tensions, de goûts, de saveurs parfois antagonistes, qui unissent le vin et que le vigneron doit rendre visible. C’est pour cela qu’un terroir libéré du superflu est important pour remettre en perspective les tensions et seulement elles. Ensuite l’équilibre est une question de doigté, de concentration, de rigueur et parfois de chance aussi.

Alors, qui sommes nous ? Des « Gavatch » ? Sans doute le sommes nous devenus ou bien l’étions nous déjà avant. Des mélanges, des passionnés, des garagistes sensibles et beaucoup des vignerons, vigneronnes, de la nouvelle vague du Roussillon le sont aussi. Aiguillonnés par l’ambition de faire bien, de faire beau, de sortir de la médiocrité. De s’approprier pour un instant ces paysages sans les trahir, sans les ternir. De retrouver le goût du bon, du simple, du vrai.

Eric Monné (texte original la passion du vin)

05/03/2010

AOC Collioure : Un terroir mondialement connu

Coume-Del-Mas-Quadratur.jpgAOC Collioure : Un terroir mondialement connu

Au cœur de la Côte Vermeille, les vignerons de Banyuls produisaient depuis toujours, pour leurs amis ou leur consommation personnelle, quelques vins rouges et rosés.

En 1971 pour les rouges et en 1991 pour les rosés, l’INAO récompensa leurs efforts en leur accordant l’Appellation d’Origine Contrôlée. L’aire d’appellation se confond avec celle de Banyuls et de Banyuls Grand Cru, sur les communes
Collioure, Port-Vendres, Banyuls et Cerbère, mais seulement environ 597 hectares sont consacrés à l’élaboration des vins rouges et rosés et blancs.

En 2003, l’INAO a reconnu l’AOC Collioure blanc, rétroactive sur le millésime 2002.
Elle est caractérisée par une forte présence des Grenaches blanc et gris qui devront constituer au moins 70% de l’encépagement.
Le Grenache gris, vigoureux, donne des vins typés, structurés, aux arômes de fruits secs.
Quant au Grenache blanc, très résistant à la sécheresse, il apporte des notes fines et anisées.

Cinq cépages complémentaires sont admis:

Le Tourbat (Malvoisie du Roussillon), à la bonne acidité, qui apporte des nuances de pomme mûre en vin jeune et évolue vers des arômes de fruits cuits et de miel au vieillissement.
Le Macabeu, qui donne des vins aux arômes floraux et fruités, évoluant vers des notes de miel.
La Marsanne, aux faibles rendements, donne de l’onctuosité aux vins.
La Roussanne, corsée et complexe, développe ses qualités aromatiques lors de l’élevage en barriques.   
Enfin, le Vermentino, apporte fraîcheur, arômes, gras et équilibre.


Pour les AOC Collioure rouges et les rosés, comme pour le Banyuls, le Grenache noir domine dans la plupart des cuvées.
Avec la Syrah et le Mourvèdre, cépages plus récemment implantés, ils doivent d’ailleurs représenter plus de 60 % de l’encépagement. Celui-ci est complété par du Carignan noir et du Cinsault dans les vins rouges et par du Grenache gris (maximum 30 %) dans les vins rosés.

Qu’ils soient élaborés par saignée ou par pressurage direct, la majorité des rosés sont fermentés à basse température. Ils sont délicieux dans l’année qui suit la récolte. Concentrés, souvent élevés en foudres ou en barriques, les Collioure rouges ne peuvent être commercialisés avant le 1er juillet qui suit la vendange. Ils se conservent plusieurs années, certains d’entre eux n’exprimant toutes leurs qualités qu’après 7 à 15 ans de bouteilles. Le rendement est limité à 40 hl/ha.

AOC Côtes du Roussillon Les Aspres

Cette appellation, qui a reçu l’agrément de l’INAO en 2003, porte sur du vin rouge uniquement.

Elle permet aux communes des Aspres et des Albères, qui ne peuvent pas bénéficier de l’appellation Côtes du Roussillon Villages de faire reconnaître un savoir-faire et un terroir particulier.

En plus de présenter de forts pourcentages de Syrah et de Mourvèdre, cette nouvelle AOC nécessite 12 mois minimum d’élevage.

Le décret d’appellation a été reconnu par le Ministère de l’agriculture français le 17 juillet 2004.

Production annuelle moyenne de l’appellation y compris des Aspres (depuis 2003) 1996 / 2006: 230 436 hectolitres.

La commercialisation du premier millésime (2003) de l'AOC Côtes du Roussillon Les Aspres a débuté le 22 janvier 2005. Depuis, chaque année, les producteurs lancent  leur noyveau millésime, le 22 janvier, jour de la Saint Vincent.... patron des vignerons!

04/03/2010

Vins des Côtes du Roussillon Villages

Tribouley-Alba.pngVins AOC des Côtes du Roussillon Villages

L’appellation Côtes du Roussillon Villages est réservée aux vins rouges produits sur 32 communes du nord du département.

Cette AOC couvre une moyenne de 2 191 hectares de vignes s’accrochant à des coteaux pentus ou à des terrasses aux sols schisteux, calcaires et granitiques, le long des rives de l’Agly, du Verdouble et du Maury.
Petits rendements (limités à 45 hectolitres/hectare) sont la règle pour ces vins rouges de caractère, complexes, charpentés, souvent aptes au vieillissement en bouteilles du fait notamment d’un élevage en barriques.

L’encépagement est le même que celui des Côtes du Roussillon rouges (Carignan noir, Grenache noir, Lladoner Pelut, Syrah, Mourvèdre), augmenté de contraintes de qualité supplémentaires.

Quatre appellations «communales» à retrouver sur www.autrementbon.fr

Quatre terroirs ont été distingués pour leur originalité, leur production spécifique et la haute expression de leurs vins.
Les quatre villages suivants, sièges de ces terroirs, ont désormais le droit d’ajouter leur nom à celui de l’appellation Côtes du Roussillon Villages :

•    Latour de France, sur des sols à dominante de schistes bruns,

•    Caramany, sur des sols à dominante de gneiss,

•    Lesquerde, sur des sols à dominante d’arènes granitiques,

•    Tautavel, sur des sols à dominante d’argile rouge sur calcaire compact.

Vins du Roussillon

carte-languedoc.gifVins du Roussillon

L’appellation Côtes du Roussillon s’étend sur 118 communes du département des Pyrénées-Orientales. Elle occupe environ 5 745 hectares de sols et sous-sols très divers sur le plan géologique (calcaire, argilo-calcaire, schiste, gneiss, granit, terrasses alluvionnaires, etc.) sur quatre grandes zones : la vallée de l’Agly et les Fenouillèdes (au nord); la vallée de la Têt et les Aspres (au centre); la vallée du Tech et les Albères (au sud); la bande littorale qui borde la mer Méditerranée (à l’est).

38% des Côtes du Roussillon sont des vins rouges, 60 % des vins rosés et 2 % des vins blancs.

Les cépages traditionnels du Roussillon (Grenaches noir et blanc, Carignan noir, Lladoner Pelut, Cinsault, Macabeu, Malvoisie du Roussillon) sont complétés par des cépages aromatiques plus récemment implantés (Syrah, Mourvèdre, Roussanne, Marsanne, Vermentino).

Les vins rouges se déclinent en vins légers, gouleyants, à boire jeunes, mais aussi en vins puissants, concentrés, à laisser vieillir.

Les blancs et les rosés présentent complexité aromatique, finesse, fraîcheur et puissance.

Le label Côtes du Roussillon Villages est donné à 25 villages, le long de la rivière Agly, juste au sud des Corbières. Les Côtes de Roussillon Villages produisent uniquement du vin rouge. Il a plus de corps que le Roussillon AOC et exprime mieux les qualités de son terroir ensoleillé.

Grand Roussillon est une appellation de vins doux provenant de 89 villages. Les vins doux de Banyuls, Rivesaltes, Maury et Collioure ne figurent pas dans cette appellation. Ils bénéficient tous de leur propre appellation en raison de la qualité et de la spécificité de leurs vins.

Roussillon est sans nul doute une région intéressante à suivre à la fois pour les vins blancs et les vins rouges sur www.autrementbon.fr

25/01/2010

Domaine Gérard Gauby, un P'tit coin de Paradis

Gauby-Vieilles-Vignes-Rouge.jpgDomaine Gérard Gauby, un P'tit coin de Paradis en Roussillon

Il est un petit coin de paradis, coincé entre ciel, mer et montagne, qui semble sommeiller dans la langueur d'un paysage de carte postale : falaises à pic, terrasses escarpées, déserts de garrigues, sommets enneigés… Collioure, Banyuls et sa région sont d'heureuses enclaves du Roussillon qu'il faut visiter de toute urgence, sinon de pied ferme, du moins le verre en main.

Trois grands interprètes de ces terroirs arides et sauvages, chacun à sa manière, nous en livrent une partition. Il y a d'abord la jeune Marjorie Gallet, qui œuvre au Roc des Anges depuis 2001, non sans s'être rapidement fait remarquer : car il est à la fois audacieux et sans doute un peu inconscient de se lancer seule et sans expérience à l'assaut des grandes cuvées du sud. Et pourtant ! Pari osé mais pari tenu. Ses vins séduisent les amateurs de blancs frais et tendus, de rouges puissants et voluptueux.
Vient ensuite un certain Pierre Gaillard… Vous le connaissiez en Côte Rôtie ou à Condrieu, le voilà à Banyuls au Domaine Madeloc. Séduit par les terroirs, il produit avec la même rigueur et le même dévouement qu'en Vallée du Rhône de somptueux rouges. Allez-y les yeux fermés, c'est une valeur sûre !

Pour fermer le ban, qui d'autre que Gérard Gauby ? Adulés, ses vins sont vite débouchés, vite bus. Une preuve qui vaut bien de longs discours.

Voir toute la gamme sur www.autrementbon.fr spécialiste officiel des tables festives

24/11/2009

Olivier Pithon Le Pilou 2007 Côtes du Roussillon AOC

Pithon-Coulee.jpgOlivier Pithon Le Pilou 2007 Côtes du Roussillon AOC

 

Les meilleurs vins de France 2010 : 17,5/20
Bettane & Desseauve 2010 : 14,5/20

Comme les Armières de Pierre Quinonéro, le Pilou d’Olivier Pithon est issu de très vieilles vignes de carignan dont certaines sont centenaires. Elles sont plantées sur deux types de terroirs, un sol calcaire et un autre composé de schistes. Avec des rendements là aussi très faibles (20 hl/ha), Olivier Pithon produit un côtes du roussillon pur et intense. L’élevage s’effectue en demi-muids pendant 18 mois. Ce vin est produit en quantité infime, 600 bouteilles seulement.


Le Pilou 2007 est un vin profond et complexe, avec un fruit raffiné et riche. En bouche, le vin est élégant, parfaitement équilibré entre structure, soyeux et fraîcheur. Il doit patienter encore en cave pendant quelques mois ou se conserver jusqu’en 2017.

Commentaires de dégustation par Olivier Pithon :
« C’est un terroir calcaire, de vieux carignans qui donne un vin plus en puissance, avec beaucoup de complexité et de la longueur. Si la structure est bien présente, les tanins ne sont absolument pas astringents, mais plutôt fermes et solides. Il doit se carafer si on le déguste maintenant mais il pourra se conserver longuement. »

Les meilleurs vins de France 2010 :
« Enfin le Pilou 2007, pur carignan sur schistes et calcaires, longuement élevé en demi-muids, brille par son intensité de petits fruits noirs, sa chair veloutée et harmonieuse, d’une grande finesse de tanins. »

Bettane & Desseauve, Grand guide des vins de France 2010 :
« Avec la générosité du millésime mais également de la fraîcheur, ce rouge se montre intense, profond, marqué par des arômes de fruits noirs. 2009 à 2011.»

Domaine Olivier Pithon cuvée D18 blanc

Pithon-D18.jpgDomaine Olivier Pithon cuvée D18 blanc 2007 vin du pays Catalan

La Revue du vin de France, Spécial 2007 : 18/20
Les meilleurs vins de France 2010 : 18/20

Nous avons réussi à obtenir quelques bouteilles de la cuvée D18 d'Olivier Pithon, issue de deux hectares de vignes, aux rendements infimes de 10 hl/ha. Les quantités sont donc très limitées, moins de 3 000 bouteilles produites. Olivier Pithon a baptisé cette cuvée, D18, comme la route qui se situe entre Calce et le Col de la Dona, où tout le long, sur les versants, on peut admirer de superbes vignes plantées de grenache blanc et de grenache gris. Après des vendanges manuelles, les raisins sont acheminés au chai où la vinification et l’élevage s’effectuent en barriques pendant 12 à 16 mois.


La D18 2007 est un vin aromatique, tendu et minéral. Raffiné et élégant, ce vin équilibré est doté d’un très bon potentiel de garde. Il pourra se conserver jusqu’en 2020.

Commentaires de dégustation par Olivier Pithon :
« Il s’agit d’une sélection parcellaire avec l’idée de faire un vin plus complexe. Il faut laisser à ce 2007 le temps qu’il lui faut, c’est un véritable « blanc tannique », avec de la matière, de la profondeur et de la longueur. Le schiste lui apporte tension et finesse. Si on le carafe, il se goûte dès maintenant mais il pourra vieillir plus de 10 ans. »

Les meilleurs vins de France 2010 :
« La D18 version 2007, avec son caractère dense et tranchant, son éclat de saveurs cristallin d’une fraîcheur et d’une persistance étonnantes, constitue une définition du terme trop galvaudé de minéralité. »

La Revue du vin de France, Spécial 2007 :
« D18 est svelte, très persistant. »

Domaine Olivier Pithon cuvée Laïs Rouge

Pithon-Lais-Rouge.jpgDomaine Olivier Pithon cuvée Laïs Rouge 2008 AOC côtes du Roussillon

 

La Revue du vin de France, Spécial 2008 : 15/20

Voici une nouvelle cuvée réalisée par Olivier Pithon, un assemblage des vins des anciennes cuvées La Coulée et Saturne. Elle est issue de vieilles vignes de 40 % de grenache noir, 40 % de carignan, 10 % de syrah et 10 % de mourvèdre. Le vin est élevé près d’un an et demi sous bois.


Découvrez ce nouveau côtes du roussillon dans le millésime 2008, avec un fruit savoureux, de la fraîcheur, et une bouche pleine et croquante. À déguster dès aujourd’hui et jusqu’en 2015.

Commentaires de dégustation par Olivier Pithon :
« Sur 2008, j’ai décidé de faire une cuvée Laïs en rouge qui est en fait l’assemblage de Saturne et de La Coulée, afin de produire un vin à la fois gourmand et fruité, avec du volume et à la fois fin et équilibré grâce au terroir de schistes. C’est délicieux dès maintenant mais pour les personnes qui ont une cave, il se gardera aussi très bien 6 ou 7 ans. »

La Revue du vin de France, Spécial 2008 :
« Laïs remplace la cuvée Saturne. Fruit expressif et franc, matière souple, croquante et digeste. »

Olivier Pithon Laïs blanc

Pithon-Lais.jpgOlivier Pithon Laïs blanc 2008 Vin de Pays des Côtes Catalanes

Les meilleurs vins de France 2010 : 16,5/20

Voici, Laïs, la première cuvée de blanc signée Olivier Pithon. Découvrez le mariage parfait de la fraîcheur et de la vivacité septentrionales et de la richesse méditerranéenne. Il s’agit d’un assemblage de maccabeu, de grenache blanc et de grenache gris plantés sur un terroir de schistes et cultivés en bio. Par respect du raisin, Olivier Pithon utilise le bois avec discrétion pour laisser parler le fruit.

Sur le millésime 2008, Olivier Pithon a réalisé une cuvée Laïs élégante et souple, produite pour s’apprécier dans sa jeunesse.

Commentaires de dégustation par Olivier Pithon :
« Laïs blanc est une cuvée d’assemblage avec une recherche de finesse et d’équilibre dans le vin. Il offre plus un côté floral, sur la fraîcheur avec de la tension. Je ne souhaite pas d’opulence, mais plutôt de la discrétion, dans le bon sens du terme. C’est un vin qui se goûte maintenant, avec beaucoup de plaisir. »

Les meilleurs vins de France 2010 :
« Laïs, la vache du domaine, donne son nom à une remarquable cuvée de blanc, composée de grenache blanc, gris et de maccabeu : un vin mûr et énergique en 2008, sur les épices et l’écorce d’agrumes, à la vivacité idéale dans sa jeunesse. »

Domaine Olivier Pithon

Pithon-Saturne.jpgDomaine Olivier Pithon, AOC côtes du Roussillon

Frère d’un fameux vigneron de la Loire, initié par Stéphane Derenoncourt en Bordelais, Olivier Pithon s’est exilé en 2000 à Calce, fief de la famille Gauby. En quelques millésimes, Olivier a réussi à se faire un prénom dans cette région du Roussillon considérée comme le nouvel Eldorado du vin en France.

"Initié aux vins dès ma plus tendre enfance par un grand-père maternel vigneron en Anjou, je suis, comme qui dirait, tombé dedans quand j’étais petit. Mon grand frère vigneron dans les coteaux du Layon (Jo Pithon) s’est installé alors que je n’avais que 4 ans. Des souvenirs dans sa cave, j’en ai des dizaines … et que des bons ! C’est donc naturellement que je suis venu au vin ou que le vin est venu à moi."

Olivier Pithon, vigneron

 

27/05/2009

Côtes-du-roussillon Village, l’Alba. Le " divin " de Jean-LouisTribouley

Tribouley-Alba.jpgCôtes-du-roussillon Village, l’Alba 2002. Le " divin " de Jean-LouisTribouley

Au sud du massif des Corbières, un site naturel exprime la force et l’élégance : le vignoble du Fenouillèdes et ses curiosités, le mont Canigou et le château de Quéribus. Du haut de cette forteresse cathare, on perçoit des différences de terroir et de climat, visibles jusqu’à la Méditerranée. Jean-Louis Tribouley a quitté son Nord natal pour s’installer en 2002 comme vigneron à Latour-de-France, dans cette région où la vigne semble plantée depuis toujours. À quarante ans, il quitte en effet l’association de réinsertion de personnes en difficulté qui l’emploie, pour mener à bien cette aventure.

Après un bac professionnel au lycée viticole de Beaune et une année d’apprentissage chez un vigneron renommé (domaine Gauby), il vinifie sa première vendange en 2002. Jean-Louis parle du travail, essentiel à la vigne pour obtenir des raisins sains, mûrs et complets, d’autant plus difficile qu’il a choisi de passer en culture biologique. Et avec succès ! La cuvée l’Alba 2002, issue de vignes qui ont parfois plus de cinquante ans, résulte d’un assemblage de carignan, grenache et syrah, dont les rendements atteignent à peine la moitié de ceux des bordeaux. Les vendanges triées et égrappées proviennent de sols de gneiss et d’arènes granitiques, un terroir qui transmet au vin des arômes plus minéraux et plus frais qu’ailleurs. Entre grenat et rouge, la robe de l’Alba se distingue par sa profondeur et sa brillance. Le nez perçoit un panier de fruits. En bouche, le vin ne se révèle pleinement qu’après un passage en carafe d’au moins trois heures. Fraîcheur et minéralité sont présentes mais la matière est ronde et gourmande. La délicatesse des tanins s’associe à la magnifique maturité des raisins. Cette bouteille honore les côtes-du-roussillon. Bravo !

Thierry Morvan

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